Les 10 erreurs que j’ai faites lors de ma première préparation (et comment les éviter)
- Preparationconcours
- 1 nov. 2025
- 6 min de lecture
Dernière mise à jour : 2 nov. 2025

Dans cet article, vous allez découvrir le témoignage sincère d’un candidat aux concours administratifs.Un parcours fait d’enthousiasme, de doutes, de maladresses… mais aussi de précieuses leçons.
Car derrière chaque réussite, il y a souvent une première tentative imparfaite — celle où l’on apprend tout ce qu’il ne faut pas faire.
Voici donc le récit d’une première préparation, racontée avec authenticité : un témoignage qui parlera à tous ceux qui se lancent dans cette aventure exigeante qu’est la préparation d’un concours de la fonction publique.
Je me souviens encore de ma première préparation à un concours administratif. J’étais pleine d’énergie et d’enthousiasme. J’avais acheté des manuels, téléchargé tous les rapports de jury, fait des plannings colorés… Bref, j’étais prête à en découdre.Mais très vite, j’ai compris que la bonne volonté ne suffit pas. Entre les doutes, la surcharge d’informations, les erreurs d’organisation et le stress, cette première préparation m’a surtout appris… ce qu’il ne faut pas faire.
Aujourd’hui, avec le recul et plusieurs concours réussis (et d’autres ratés aussi, mais riches d’enseignements), j’ai envie de partager avec vous ces 10 erreurs — celles qui m’ont fait perdre du temps, de la confiance, et parfois même du sens. Si cet article peut vous aider à éviter ne serait-ce qu’une seule de ces erreurs, il aura déjà atteint son but.
1. Croire que la motivation suffit
Au début, j’étais portée par une motivation immense. J’avais un objectif clair : réussir. Mais au fil des semaines, cette motivation s’est érodée. La fatigue, les doutes, les obligations du quotidien… Tout ça l’a peu à peu grignotée. Et c’est là que j’ai compris : la motivation, c’est un moteur de démarrage, pas un carburant de long terme.
Ce qui m’a manqué, c’est la discipline : cette capacité à avancer même quand on n’en a pas envie. Ce n’est pas très glamour, mais c’est la clé. Les jours “sans” sont inévitables. Ce qui compte, c’est d’avoir un cadre : un rituel, des horaires fixes, des mini-objectifs atteignables.
=> Conseil : créez un “système” qui soutient votre motivation. Par exemple : 1 heure par jour à heure fixe, même courte. Et célébrez vos petites victoires : elles nourrissent la régularité.
2. Vouloir tout apprendre d’un coup
J’ai commencé ma préparation comme on saute dans une piscine glacée : d’un coup, sans stratégie. Résultat : j’ai tout voulu apprendre en même temps. Droit, finances, économie, culture générale, institutions… J’avais peur de manquer quelque chose, alors je papillonnais.
Mais à vouloir tout maîtriser, je ne retenais rien en profondeur. J’étais dans une illusion de travail. Ce n’est que plus tard que j’ai compris l’importance de l’apprentissage progressif et ciblé.
=> Conseil : fixez un axe de travail par semaine ou par quinzaine.
Par exemple :
Semaine 1 : les bases du droit public,
Semaine 2 : la méthodologie de la note de synthèse,
Semaine 3 : révisions et mise en pratique.
Le cerveau apprend mieux quand on avance par étapes.
3. Négliger la méthodologie
Je croyais qu’il suffisait d’avoir des connaissances solides pour réussir. C'était une erreur. monumentale. J’avais de bons cours, mais je ne savais pas comment les exploiter le jour J.
Résultat : hors-sujet, perte de temps, plan bancal.
La méthodologie, c’est ce qui transforme vos connaissances en copie lisible et convaincante. C’est elle qui rassure le correcteur et structure votre pensée.
=> Conseil : entraînez-vous à faire des plans types, chronométrez-vous, et relisez vos copies. La méthode, ce n’est pas une contrainte : c’est un gain de temps et de clarté.
4. Lire beaucoup… mais écrire peu
Je passais des heures à lire des cours, fiches et rapports de jury. Mais je n’écrivais presque jamais. Je me disais que je “réviserais sérieusement plus tard”. Le problème ? Le jour du concours, j’ai découvert qu’écrire, c’est un muscle. Et sans entraînement, il se tétanise.
J’ai alors compris : on ne réussit pas en sachant, on réussit en produisant. La lecture, c’est la préparation invisible. L’écriture, c’est la performance visible.
=> Conseil : dès le début de la préparation, faites un sujet par semaine. Même partiel, même imparfait. Vous progresserez plus vite que ceux qui attendent “d’être prêts”.
5. Reporter la préparation de l’oral à plus tard
Je me disais : “L’oral, on verra quand je serai admissible.”Grosse erreur. L’oral, c’est un concours dans le concours. Il ne se prépare pas en quelques jours : il exige un travail sur soi, une réflexion sur son parcours, sa motivation et son positionnement.
Le jour venu, j’étais tétanisée. Je ne savais pas comment me présenter, ni comment défendre mon projet professionnel. Aujourd’hui, j’en ris, mais sur le moment, c’était brutal.
=> Conseil : dès le début, entraînez-vous à vous présenter en 3 minutes. Reformulez votre parcours, vos atouts, vos valeurs. Ce travail nourrit votre confiance, et renforce votre discours intérieur.
6. Travailler seule dans mon coin
J’ai longtemps cru qu’étudier seule était plus simple : pas de contrainte, pas de jugement. Mais à la longue, l’isolement use la motivation. On perd le sens du rythme, on se décourage plus vite. Je n’avais personne pour me dire : “Tu es sur la bonne voie.”
Le jour où j’ai rejoint un groupe de préparation et échangé avec d’autres candidats, tout a changé. Le partage, les retours, l’émulation m’ont fait progresser à une vitesse folle.
=> Conseil : trouvez une communauté, un binôme, un coach. L’apprentissage devient plus vivant, plus ancré, plus humain.
7. Négliger mon corps et mes émotions
Je voulais être “performante”, alors j’ai multiplié les heures de travail. Je mangeais sur mes fiches, dormais peu, culpabilisais dès que je ralentissais. Résultat : fatigue, perte de concentration, stress chronique. Je ne savais pas encore que le cerveau n’est pas une machine, et que le corps a toujours le dernier mot.
Aujourd’hui, j’enseigne à mes élèves ce que j’aurais aimé qu’on me dise : la préparation mentale et émotionnelle fait partie intégrante de la réussite. Un esprit clair, un corps reposé et un mental stable valent mieux que 10 heures de révision épuisées.
=> Conseil : intégrez à votre routine des pauses, de la respiration, du sport, ou simplement… du silence.
8. Me comparer sans cesse aux autres
J’avais le sentiment d’être “moins bonne”. Moins rapide, moins cultivée, moins à l’aise à l’oral. Je regardais les autres candidats avec admiration — ou inquiétude. Et plus je me comparais, plus je perdais confiance.
J’ai fini par comprendre que chaque parcours est unique. Certains réussissent en un an, d’autres en trois. Ce n’est pas une course, c’est un chemin personnel.
=> Conseil : comparez-vous uniquement à vous-même, la semaine dernière. Demandez-vous : “Suis-je un peu plus à l’aise qu’hier ?”C’est la seule mesure qui compte.
9. Vouloir tout contrôler
Je voulais tout prévoir : les dates, les sujets, les attentes du jury, la météo du jour de l’épreuve s’il le fallait. Mais un concours, c’est aussi une part d’imprévisible. Et vouloir tout maîtriser crée du stress inutile.
Apprendre à lâcher prise, c’est aussi une compétence. Cela m’a permis d’aborder les épreuves avec plus de légèreté — et donc de clarté.
=> Conseil : concentrez-vous sur ce que vous pouvez réellement maîtriser : votre préparation, votre gestion du temps, votre état d’esprit. Le reste ne vous appartient pas.
10. Oublier pourquoi je faisais tout ça
À force de bachoter, j’avais perdu de vue mon “pourquoi”. Je révisais par habitude, par peur de l’échec, plus par conviction. Et forcément, la flamme s’éteignait.
C’est le jour où j’ai reconnecté avec le sens — servir l’intérêt général, contribuer à une mission publique, me sentir utile — que tout a changé. J’ai retrouvé de l’élan, de la fierté, de la clarté.
=> Conseil : notez noir sur blanc votre raison d’agir. Relisez-la quand la fatigue s’installe. C’est votre boussole intérieure.
En conclusion
Chaque erreur de ma première préparation a été une leçon de lucidité. J’ai compris que la réussite ne repose pas seulement sur les connaissances, mais sur une alchimie subtile entre méthode, discipline et bienveillance envers soi-même.
Si vous vous reconnaissez dans l’une de ces erreurs, ne culpabilisez pas : vous êtes exactement là où vous devez être. L’important, c’est de comprendre, ajuster, progresser — pas d’être parfait.
=> Et vous, quelle a été votre plus grande erreur (ou votre plus belle leçon) lors de votre préparation à un concours ? Partagez-la en commentaire : elle pourrait inspirer quelqu’un d’autre à persévérer.




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